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Compris

En tant qu'employée Maison des femmes autonome de Lübeck je suis confrontée tous les jours à des personnes victimes de violence patriarcale.

Mais le moins de personnes concernées par la violence domestique ou conjugale portent plainte. Le taux de plainte en Allemagne se situe, selon la nouvelle étude sur l'ombre chiffre LeSuBiA, à moins de 5%. Et lorsqu'elles le font, cette plainte ne se termine généralement pas par la condamnation de l'auteur. Pourquoi ?

  • Parce que la violence se produit à huis clos et dans les espaces privés, où il y a peu de témoins ou de preuves concrètes.
  • Parce qu'il n'y a pas de formation obligatoire sur la violence domestique dans la justice et la police

La politique a enfin pris conscience de l'urgence de protéger les victimes de violence domestique ou conjugale :

L'année dernière, en Allemagne, le nouveau Loi sur l'aide à la violence voté. Ainsi, à partir de 2032, il y aura pour la première fois dans tout le pays un droit légal d'aide, de protection et de conseil pour les femmes victimes de violence et leurs enfants. D'ici là, 12 000 places en maisons d'accueil devront encore être créées dans tout le pays, pour lesquelles le gouvernement fédéral mettra à disposition 2,6 millions d'euros.

Quelles sont les nouveautés concrètes de cette loi d'aide aux victimes de violence pour les femmes concernées par la violence ?

  • Un droit individuel à la protection et à des conseils à partir de 2032
  • La garantie à l'échelle nationale d'un accès facile aux services d'aide
  • La possibilité pour toutes les personnes victimes de violence avec une mention de genre féminin de fréquenter des centres d'aide dans tout le pays, indépendamment de leur lieu de résidence
  • Des services gratuits, indépendamment du revenu, de l'origine ou du statut de séjour
  • Normes minimales contraignantes pour les établissements d'aide

Cela semble bien, n'est-ce pas ? Cela ressemble à une amélioration pour les victimes de violence et leurs enfants ?

Bien sûr, l'expansion des places en maison d'accueil pour femmes est souhaitable pour nous. Jour après jour, nous devons refuser des femmes et leurs enfants en quête de protection car nous n'avons plus de place. En 2025, 331 femmes avec 383 enfants ont été refusées dans notre maison d'accueil seule, ce qui représente 60 personnes par mois !

Mais ce que nous nous demandons toujours, c'est : Pourquoi faut-il toujours que ce soit la victime qui parte ? Pourquoi les femmes et les enfants, qui sont victimes de violence sans faute de leur part, doivent-ils quitter leur domicile, leur quotidien et leurs structures familières ? Qu'en est-il des auteurs de ces violences ?

Déménager dans un refuge pour femmes est une étape importante pour les victimes de violence. Souvent, les femmes et les enfants doivent quitter leur logement, leur emploi, leur jardin d'enfants/leur école, leurs clubs de sport, leur cercle d'amis et leurs structures familiales pour se protéger de nouvelles violences de la part de l'agresseur. Certaines doivent changer de ville, voire d'État, pour se mettre en sécurité. L'agresseur, lui, reste confortablement et sans être inquiété dans son logement, conserve son emploi et n'est en aucun cas affecté par la violence qu'il exerce.

Est-ce réellement une protection adéquate ? Nous, les maisons d'hébergement autonomes pour femmes, disons : Non !

Dans notre société, il est normalisé que les victimes de violence Sich doivent être protégés. Il est normalisé que les victimes doivent fuir et se cacher, tandis que les auteurs peuvent continuer leur vie sans conséquences. Cette situation ne sera en aucun cas modifiée par la nouvelle loi d'aide aux victimes de violence.

La violence ne devrait tout simplement pas arriver. Cela nécessite un changement sociétal fondamental, qui ne peut être réalisé que par une prévention précoce dans les écoles et les garderies, par un travail auprès des auteurs de violence et par des formations continues obligatoires pour le système judiciaire et la police !

Les femmes, leurs enfants et les personnes transgenres ont besoin d'un système qui les protège de la violence patriarcale. Les travailleuses des refuges pour femmes observent cependant un système de déresponsabilisation, de méfiance envers les victimes, de négligence et un manque d'expertise professionnelle dans les procédures de garde et de droit de visite, ou : un système qui permet la violence patriarcale et les féminicides.   

Nous exigeons un changement social dans lequel les victimes de violences patriarcales n’aient pas besoin de fuir constamment pour être en sécurité. Nous exigeons une stratégie globale, ancrée et mise en œuvre dans la loi, les autorités exécutives, la justice et la société civile. La prévention est le socle d'une société sans violence !

Des femmes manifestent avec des pancartes féministes en ville